Kai : les robes et couleurs de ce chien de chasse japonais
Le Kai, ou Kai Ken, est l'une des six races japonaises primitives reconnues par la FCI. Son pelage est immédiatement reconnaissable : une robe tigrée qui lui vaut le surnom de « Tora Inu », le chien tigre. Cette page détaille les robes admises au standard, leur génétique, et les particularités visuelles propres à cette race.
Les robes reconnues au standard
- tora (tigré noir)
- chu-tora (tigré moyen)
- aka-tora (tigré rouge)
Couleurs des yeux
- brun foncé
- noisette profond
- marron sombre
Robes hors standard
- robe unie
- marques blanches importantes
- dilué
Les robes reconnues au standard
Le Kai est l’une des rares races dont le standard n’accepte que des robes tigrées — c’est-à-dire des robes présentant des rayures foncées sur un fond plus clair, à l’image du pelage d’un tigre. Le standard FCI (n° 317) distingue trois variantes officielles :
- Tora (tigré noir) : fond fauve ou rougeâtre traversé de rayures noires, la version la plus fréquente dans les élevages.
- Chu-tora (tigré moyen) : fond fauve moyen avec des rayures noires moins contrastées, tonalité intermédiaire.
- Aka-tora (tigré rouge) : fond rouge-brun intense, rayures moins marquées, teinte globalement chaude.
Cette spécificité tigrée est génétiquement ancrée dans la race et constitue l’un des critères de sélection les plus stricts. Un juge de conformation écartera tout sujet présentant une robe unie, tachée ou non tigrée. Pour en savoir plus sur le gabarit et les autres caractéristiques physiques, consultez la fiche complète du Kai.
Génétique des couleurs du Kai
La génétique de la couleur repose sur deux pigments de base : l’eumélanine (pigment noir/brun) et la phéomélanine (pigment rouge/jaune). Chez le Kai, c’est l’interaction entre ces deux pigments, modulée par le gène agouti (responsable des répartitions zonales de la couleur sur chaque poil) et le locus K (qui règle l’expression du tigrage), qui produit les trois variantes tora.
Le tigrage canin — appelé brindle en anglais — résulte d’une expression alternée d’eumélanine et de phéomélanine sur une même robe de fond fauve. Le Kai est homozygote pour ce schéma : tous les sujets authentiques issus d’un élevage rigoureux expriment une forme de tigrage. C’est une caractéristique fixée depuis des siècles d’isolement géographique dans les montagnes de la préfecture de Yamanashi.
Le gène merle n’est pas présent dans la race, ce qui simplifie considérablement la gestion des reproductions sur le plan génétique des couleurs.
Couleurs des yeux
Le standard FCI du Kai décrit des yeux de forme triangulaire légèrement inclinée, avec un regard vif et alerte. La couleur admise est le brun foncé, dans des nuances allant du noisette profond au marron sombre. Les yeux clairs ou vairons (un œil de couleur différente de l’autre) ne sont pas conformes au standard et constituent un défaut éliminatoire en exposition.
L’absence de gène merle dans la race explique pourquoi le Kai ne présente jamais d’yeux bleus ou d’hétérochromie liée à ce facteur génétique, contrairement à d’autres races nordiques ou de berger.
Robes hors standard
Toute robe non tigrée est considérée hors standard chez le Kai. Un pelage uni — noir, fauve, blanc ou crème — peut apparaître très ponctuellement dans une portée suite à des combinaisons génétiques atypiques, mais ces sujets sont exclus de la reproduction sélective et de la compétition en conformation.
Les marques blanches importantes (plastron, extrémités très blanches) sont également pénalisées, bien que de petites taches blanches au poitrail soient tolérées dans certaines lignes. Le dilué (robe délavée par un gène d) n’est pas documenté dans la race, compte tenu de la fermeture génétique historique de cette population.